Faire entendre sa voix en Europe

L’Europe, ce n’est pas seulement une grosse machine aux rouages politiques et administratifs grippés. L’Europe c’est avant tout 500 millions de citoyen.nes qui sont les bénéficiaires des politiques européennes.

La citoyenneté européenne confère des droits :

  • Le droit de circuler librement dans les Etats-membres, et d’y vivre pour étudier ou travailler ;
  • Le droit de voter aux élections locales et européennes, mais aussi le droit d’y être élu.e, même si l’on est étranger.e ;
  • Le droit à solliciter les services diplomatiques européens à l’étranger (délégations de l’Union européenne, ambassades et consulats de tous les Etats-membres)
  • Le droit de saisir le médiateur/ la médiatrice européen.ne en cas de problème juridico-administratif avec les institutions européennes

Mais la citoyenneté, c’est aussi être proactif dans l’élaboration des politiques publiques et utiliser les mécanismes d’expressions prévus à cet effet.

Mais il existe aussi de nombreux moyens pour faire valoir l’avis et les opinions des citoyen.nes, et hisser haut les couleurs de la démocratie participative et collaborative.

Les différents mécanismes

Les canaux officiels de remontée d’information :

En plus des canaux officiels de remontée d’information, d’autres voies existent :

Les consultations citoyennes sur le futur de l'Europe

Faire du lobbying auprès des élu.es, décideurs & décideuses

Lancées au printemps 2018, les consultations citoyennes ont permis à près de 70 000 personnes de s’exprimer, au cours de 1100 événements partout en France, mais aussi ailleurs en Europe.

Les consultations citoyennes ont été conçues pour favoriser le débat publice et les échanges d’idées, afin d’amorcer une refondation du projet européen.

Sorte d’ancêtres de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, ces consultations visent à ouvrir un temps de discussion et d’échange et de permettre aux participant.es de dire ce qu’elles et ils pensent de l’Europe d’aujourd’hui et d’esquisser l’Europe de demain.

Le résultat de ces consultations citoyennes, disponible ici, ont servi à alimenter les travaux du Conseil européen fin 2018.

La méthode la plus efficace pour toucher les décideurs et décideuses politiques reste encore le contact direct. S’il n’est pas toujours aisé de toucher des député.es, il est tout de même possible de s’adresser à leurs équipes d’attaché.es parlementaires.

Les pratiques de lobbying existent aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur de la société civile, qui est l’un des lobbies les plus actifs et présent sur un éventail très large de sujets. La pratique du lobbying est prévue dans le fonctionnement institutionnel de l’Union européenne. Par exemple, il existe le registre TransReg auquel doivent obligatoirement s’inscrire les lobbies œuvrant auprès des institutions européennes.

Les élu.es et décideurs/ décideuses s’inscrivent en bout de chaîne de la remontée d’information. Les messages qui leurs sont adressés doivent refléter l’opinion d’un nombre important de personnes.

Il est donc important de miser sur le collectif et la mise en réseau, présenter des pétitions, des rapports et recommandations élaborés par différentes parties prenantes et de se constituer en interlocuteur/interlocutrice légitime sur le sujet abordé.

Les actions-clé 3 du programme Erasmus+ permettent notamment de bâtir des projets visant à mettre en relation citoyen.nes et pouvoirs publics.