Jack et Max à la poursuite des fake news à Malaga !

Du 10-17 Décembre,  j’ai participé avec Max, un autre volontaire d’Eurocircle, à un training course Erasmus+ intitulé « Through the News ». La formation organisée par l’association Imagina s’est déroulée au centre La Noria à Malaga. Elle a exploré le sujet des fausses informations, plus connues sous le nom de « fake news »,  avec 22 autres participants originaires de 12 pays européens. C’est un jeune Italien, Claudio, qui a eu l’idée de mettre en place cette formation. Il observait des changements dans la « consommation » des informations, surtout parmi les jeunes, et l’ascension des infos en ligne. Bien qu’il y ait des avantages à cette révolution numérique, elle augmente le potentiel de diffusion de fausses informations et la transmission de message menaçants et abusifs.

Les objectifs de la semaine étaient de se former et d’encourager des jeunes à utiliser les medias de manière responsable, de développer des outils pratiques pour détecter de fausses informations et de créer un réseau interculturel de jeunes intéressés par le journalisme.

Un des ateliers a consisté en une présentation de  journaux européens ; pour la France  nous avons parlé de Charlie Hebdo, du Monde et de Libération et de leur couverture du mouvement des Gilets Jaunes. Une des révélations les plus intéressantes de la semaine a été d’apprendre qu’aujourd’hui dans plusieurs pays de l’est et du sud de l’Europe, des journalistes simplement traduisent des actualités qui sont publiées dans les grands medias comme la BBC et les republient dans leur langue respective.

Lors d’une visite au journal local, Diario Sur, nous avons eu l’occasion de poser des questions aux journalistes pour savoir comment ils pouvaient être sûrs que des informations étaient vraies. Ils nous ont donnés l’exemple d’une histoire virale de musulmans à Malaga qui avaient manifesté contre des illuminations de Noël et qui avait conduit à des tensions au sein de la population locale. Les journalistes ont découvert rapidement par quelques appels à la police et en regardant attentivement les sources  qu’il s’agissait d’une  « fake news ».

Ensuite dans une activité en groupe, nous avons dû déterminer si une histoire était véritable ou pas, avec l’utilisation de conseils que nous avions appris. Ainsi pour identifier une « fake news», on peut se demander si on lit une source réputée, comme un grand journal ou non.  Si l’information  est sensationnelle  ou absurde ; il y a des  chances que ce soit une « fake news ». Il faut également  vérifier que l’histoire apparaisse sur d’ autres sources réputées, et observer la date de la publication – cela pourrait être une vieille histoire réutilisée.  Est-ce que le nom de domaine semble crédible et sûr ? Pour le savoir, on peut vérifier en cliquant sur le symbole du verrou dans la barre de recherche.   Il est possible également de vérifier l’identité de l’auteur, est-ce que l’auteur est cité ? A-t-il publié d’autres articles ?  On peut s’interroger sur la qualité de la source,  trouve-t-on beaucoup des fautes orthographes ? On peut aussi  utiliser Google images pour vérifier si les images dans l’article ont été modifiées sur Photoshop. Si le contenu est très partisan et joue sur des émotions, il pourrait s’agir d’une fausse information. Dernier  conseil utile : utiliser des sites pour la vérification des faits, comme lemonde.fr/les-decodeurs ou fullfact.org au Royaume-Uni.

Selon moi les interventions les plus remarquables ont été celles de  Michele Laurelli, cofondateur de Midnight Magazine, un magazine culturel en ligne. Il a fait une série de présentations passionnantes dignes de Ted Talks.  D’une façon un peu provocante, il a  présenté les fausses informations comme une forme de marketing. Il a examiné en détail comment les fausses informations sont transmises, souvent alimentées par des divisions dans la société, et il a expliqué l’histoire et la psychologie derrière des fake news. D’après lui, il est impossible d’interdire les fausses informations mais elles peuvent être contestées et il faut  enseigner au public à toujours vérifier et  se poser des questions sur leurs sources d’informations.

En conclusion de la semaine, les participants ont reçu un Youth Pass Eramus+ pour attester de cette expérience. Dans l’ensemble, c’était une formation très enrichissante de rencontres et  de partage d’idées avec des participants très intéressants de toute l’Europe.

Pour l’avenir, mes objectifs personnels sont d’être plus malin en ligne avec mes données, de combattre plus souvent les stéréotypes dans la société et aussi de soutenir des journaux de bonne qualité, comme The Guardian ou Le Monde, de toutes les manières possibles.

Jack Treacher, Volontaire en Service civique à  Eurocircle

Les autres organisations participantes au projet : PaRtier (Croatie), HYP (Grèce), ARCI Strauss (Italie), GET INNOVATION BITOLA (Macédoine), Regionalne Centrum Wolontariatu (Pologne), JVG (Portugal), Momentum World (Royaume-Uni), CSYD (Romanie), Dom poznania (Slovaquie) et KOZA (Turquie).