Mon service civique en Arménie

Il y a quelques jours je rentrais en France après cinq mois en Arménie. Ma mission consistait à enseigner le français aux étudiants d’une université de la capitale, Erévan. A l’heure du bilan, je ne sais où commencer pour décrire cette incroyable aventure. Ce qui est certain c’est que cet engagement ne m’a pas laissé indifférente.

Dire que tout fut formidable serait mentir. Les premiers jours furent difficiles, j’ai eu des difficultés à m’adapter. L’Arménie que j’avais imaginée était loin de la réalité. Je n’avais pas mesuré à sa juste valeur le choc des cultures qui m’attendait. Puis je me suis ressaisi et je ne suis pas resté seule. J’avais la chance de découvrir un pays, sa culture et faire des rencontres. Je devais en profiter !

Il faut dire que la mission m’a plus de suite. Les élèves à qui j’enseignais étaient très impliqués et ensemble nous avons pu progresser dans nos niveaux de langues : eux en français et moi en anglais. C’est génial de voir qu’un élève qui ne connaissait pas l’alphabet français au début de ma mission est capable de lire et de s’exprimer à mon départ. J’ai le sentiment d’avoir été vraiment utile.

De plus, je me suis fait de bons amis parmi les étudiants et les autres volontaires internationaux. Nous avons pu échanger sur nos cultures, nos modes de vie, nos façons de penser… C’était très enrichissant ! J’ai même pris des cours d’anglais avec certains d’entre eux. C’est ainsi que j’ai pu réaliser une présentation de la France en anglais devant une salle rempli pendant 1h30 ! J’en aurais été incapable avant mon engagement.

Nous avons également visité l’Arménie de fond en comble ensemble et nous sommes même partis explorer un pays voisin, l’Iran. Si on m’avait dit l’année dernière que je passerais Noel 2017 sous 30 degrés, j’aurais bien ri je pense !

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Lac de Sevan, Arménie

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Ile de Qeshm, Iran

Mon entourage en Arménie m’a permis de tenir le coup lors des moments de « bad » car parfois le sentiment d’éloignement nous rattrape. L’important est de ne pas rester seule et savoir bien s’entourer.

Quoi qu’il en soit, toutes ces expériences m’ont donné vraiment confiance en moi. Je suis fière de ce que j’ai accompli. J’aborde les évènements de la vie avec beaucoup plus de sérénité. Il faut dire qu’après avoir fait preuve de débrouillardise au milieu d’un pays dont on ne maitrise rien pas même l’alphabet, rien ne nous parait insurmontable ensuite.

Si je fus quelque peu déboussoler à mon arrivée en Arménie, je ne m’attendais pas à l’être à mon retour en France. Quelques jours furent nécessaires pour me réadapter. Néanmoins, je reviens avec des projets d’avenir plein la tête et une motivation sans faille ! Mais surtout avec l’envie de re voyager