[TÉMOIGNAGE] DIANE - VOLONTAIRE FRANçAISE EN SLOVÉNIE DANS LE CADRE DU PROJET ENVOL3

À lA DÉCOUVERTE DE LA SLOVÉNIE!

“Voilà déjà plus d’un mois que je séjourne au coeur des Alpes slovènes. Kranj, cette jolie petite ville pittoresque tout droit sorti de l’univers d’Heidi se définie comme étant la capitale de la Gorenjska (ou de la Haute-Carniole en français). Dès l’instant où mon pied foula le sol de la gare, je subis une électrisante sensation de bien-être. Entre une Marseille où règne la pollution sonore (et la pollution tout court) à une Kranj aux rues désertes plongée dans un silence suave, je ne m’étais en aucun cas préparée à une transition aussi foudroyante !
Mon premier abord au contact de la vie slovène se base sur trois aspects révélateurs qui m’ont bien fait comprendre que j’avais définitivement quitté mes racines. Le premier d’entre eux est sans nul doute la langue. Cette langue slave méridionale est aussi plaisante et dépaysante qu’imprononçable et incompréhensible. Et ce, pour la française que je suis mais pour les 7,5 milliards de personnes qui peuplent le du reste du monde. Heureusement l’anglais est mon issue de secours. Mais je me suis tout de même laissée tenter par l’apprentissage de cette langue mélodieuse, et ce avec beaucoup de difficulté. Le second élément que j’ai relevé est le calme olympien omniprésent qui règne dans l’atmosphère citadine. C’en est à la fois effrayant et délectable ! Je dois avouer que les premiers jours je me suis crue dans le film 28 Jours plus tard. Enfin, le troisième aspect repose sur le surprenant éclectisme architectural et urbanistique qui juxtapose à la manière d’un tétris des maisons les plus traditionnelles qu’elles soient aux immeubles modernes standardisés.
Mon volontariat se déroule dans un centre culturel situé au coeur de la ville. Ma première journée au sein de la Hisa Layer était des plus agréable. Immergée dans un pays à la langue et aux mœurs inconnues, j’aurais pu me sentir étrangère et mal à l’aise. Tel fut ma chance de ne ressentir ni l’un ni l’autre. J’ai été accueillie à bras ouvert. Le sourire aux lèvres et l’enthousiasme des membres de l’équipe me réchauffaient immédiatement le coeur.
Mes premiers jours sont plutôt calmes. Nous sommes à la mi-février et les événements culturels amorcent dès la mi-mars. Ainsi, je travaille quelques heures le matin : j’ouvre et ferme les galeries artistiques, je distribue des flyers en ville, je reçois des artistes. Cela me laisse les après-midis de libres pour explorer la ville. Il faut savoir que Kranj est considéré comme l’un des joyaux culturels du pays. Alors je vagabonde dans les montagnes, je flâne dans le Kroska Canyon, j’erre dans les rues embellies par le Street Art, je m’instruis sur l’histoire de la région. J’adopte l’attitude local dont l’unique règle de vie inévitable est celle de savourer le moment présent. « Jouissons pleinement de l’instant, car le présent seul est le temps du pur bonheur d’exister » comme le soulignais Epicure, décrit pour le mieux le portrait social des Slovènes.