[Témoignage] Tim - Volontaire allemand en Service Civique à Eurocircle

UN ANS À MARSEILLE, C'EST TARPIN BIEN!


« Tu vas faire quoi après le bac ? »

« Tu sais déjà où tu vas faire tes études ? »

Ce sont deux des nombreuses questions que TOUT LE MONDE – ma famille, mes potes, mes profs et même des gens qui je connaissais pas – m’ont posé pendant les derniers mois du lycée.

Il y a des gens qui profitent bien des questions comme ça car elles leur permettent de raconter toutes leurs idées géniales pour leur année en Australie et les études qui suivront. Mais si on est pas parmi ceux qui ont déjà planifié chaque tout petit détail de leur vie, comme moi, ces questions font chier. C’est pour ça qu’il y avait un moment quand innombrable de mes conversations ressemblaient à celle-ci :

  • Tu vas faire des études de quoi ?

  • Je sais pas. Et je veux pas en parler. Merci.

Après mes derniers examens il y avait le délai d’inscription à la fac qui approchait. Sachant que je suis vraiment nul pour prendre des décisions, ces circonstances ont fait beaucoup de pression sur moi ce qui m’a presque rendu marteau. J’étais pas encore capable de prendre une décision qui déterminerait toute ma vie.

En plus j’avais l’impression que j’étais la seule personne qui s’est trouvée confrontée à ce dilemme comme tous mes potes avaient décidé de partir en voyage pour découvrir le monde il y a très longtemps. Moi j’étais jamais fan de récolter des kiwis en Australie, mais l’idée de partir de mon village et de vivre dans un autre pays m’a plu.

Mais pas de la même manière des backpackers en Australie : Ce qu’ils font, c’est du tourisme. Ils voyagent, ils restent au même endroit pendant quelques semaines au maximum et souvent ils restent entre eux sans faire la connaissance des gens du pays. Moi par contre je voulais rester au même endroit et trouver un groupe d’amis qui m’accompagnerait dans cette nouvelle expérience. Comme la plus longue période sans voir ma famille était quand je suis parti en vacances avec mes potes pour deux semaines, une autre intention c’était de me prouver que je suis capable de vivre indépendamment loin de chez moi. Si j’arrive de trouver des idées pour mon avenir en plus, ça serait même mieux ! J’avoue que ce que je viens d’énumérer sont des raisons plutôt égoïstes, mais je me suis aussi dit qu’il faut faire au moins un peu de bien quand on a la possibilité de faire une telle expérience. Comme ça on est pas la seule personne qui en prend du profit. J’ai décidé de faire tout ça dans le cadre d’un service civique.

J’avais aussi réfléchi de partir juste comme ça, sans encadrement d’un programme comme le service civique, mais au final j’ai décidé que ça aurait été trop risqué comme j’avais ni un diplôme à part le bac ni de l’expérience professionnelle. Du coup pourquoi pas profiter des avantages du service civique ? On reçoit des indemnités et on a un poste qui convient au fait qu’on est « que » volontaire. En plus, en ayant un lieu de travail fixe on fait automatiquement la connaissance de ses collègues. Comme ça on se retrouve pas tout seul au début de son séjour dans une ville ou même un pays qu’on connaît pas.

Là ça fait sept mois que j’habite sur Marseille et non, j’ai malheureusement pas encore trouvé mon destin. Mais ça veut pas du tout dire que mon séjour à l’étranger a servi à rien – bien que je sache pas encore ce que je vais faire après, mon service civique est un grand succès pour moi : J’aime bien ma mission, j’adooore mes collègues et l’ambiance au travail, j’ai fait la connaissance de plein de gens super sympas hors travail et bien évidemment je profite du beau temps provençal ! À part ça je pouvais améliorer mon français et j’ai l’impression d’être plus ouvert d’esprit et d’avoir beaucoup mûri. Je sais déjà que je serai trop triste quand je dois partir en août !